La vidéo comme levier stratégique

Alix 2 juin 2015

J’ai détaillé dans les précédents articles comment approcher stratégiquement la création d’une vidéo. Cette démarche permet de se placer dans la bonne direction pour réaliser une vidéo pertinente et efficace.

Il est souvent difficile de ménager du temps pour s’occuper d’une nouvelle action de communication. En effet, le lancement d’un nouveau projet génère forcément de nouvelles tâches récurrentes, et il faut donc attribuer du temps à ces nouvelles tâches.

Il est préférable dans ce cas de maximiser l’impact de la nouvelle action pour que le temps qu’on lui a assigné soit le mieux rentabilisé possible. En effet, on a souvent un grand nombre d’options pour la réalisation d’une vidéo, et toutes ne sont pas nécessairement judicieuses (présentation d’un produit, vulgarisation d’un concept, tutoriel d’utilisation, témoignage d’un client, …). On peut déterminer laquelle de ces idées sera la plus efficiente et mesurer si ce qu’elle générera surpassera les nouvelles tâches qu’elle engendrera.

Une deuxième solution quand le temps est une ressource critique est de lancer une nouvelle action qui remplisse le même rôle qu’une action déjà menée, mais de manière plus stratégique. Si la nouvelle action remplit mieux son rôle ou a un impact additionnel dans d’autres domaines, sa réalisation apparaît automatiquement comme largement bénéfique. En fournissant le même engagement de temps qu’auparavant pour exploiter cette action, on a désormais bien plus de retombées.

Par exemple, dans le cas de la présentation d’un service, passer d’un simple texte à une vidéo peut améliorer le message (plus synthétique, plus percutant, plus simple à mémoriser), et avoir également un effet dans d’autres domaines (image professionnelle de l’entreprise, communication de son identité, call-to-action plus concret, …).

C’est l’exemple de l’optimisation d’un jardin. Si l’on a un jardin avec une superficie limitée, on veut que tout ce que l’on plante produise un maximum pour nous. Plutôt qu’une plante qui produit une seule chose, on va préférer un arbre qui produira des fruits à manger, qui fera de l’ombre aux autres plants et qui embellira le paysage.

On peut également poursuivre cette logique une fois la vidéo conçue et validée. Créer une vidéo est coûteux en moyens financiers et en temps. Mieux vaut alors exploiter pleinement tout les atouts qu’elle générera.

Examinons donc les atouts générés par la création d’une vidéo et voyons s’il est possible d’en tirer plus de manière peu ou pas coûteuse. Le plus gros du travail est fait avec la réalisation de la vidéo ; pourquoi ne pas dépenser 10 % de ressources en plus pour obtenir 50 % ou 80 % de résultats supplémentaires ?

Les atouts varient beaucoup d’une vidéo à l’autre, mais on obtient certains éléments de manière récurrente (un setup audiovisuel installé, un projet mené par l’entreprise, une activité dans ses locaux, une collaboration avec des clients ou partenaires, un nouveau média pour communiquer une identité, …).

À vous maintenant de lister vos propres atouts et de trouver les moyens de les exploiter au mieux, et peut-être de les mettre en relation avec vos autres actions du moment. Il est important d’être ouvert à toute possibilité d’exploitation ; la vidéo n’est pas qu’un produit fini, mais aussi un processus particulier et une collaboration entre des personnes très différentes. Tout cela peut être la source de retombées qui profitent à n’importe quel domaine de l’entreprise. Voici quelques exemples classiques d’exploitation d’une vidéo :

  • Teasing. Si la vidéo réalisée doit avoir un fort impact sur la communication (vidéo à propos d’une action majeure, synthèse d’informations complexes, …), l’audience y prête certainement une attention particulière. Annoncer la vidéo avant sa sortie est donc pertinent et cela peut se faire par de simples photos de la conception ou du tournage ou par une courte vidéo de making of, par exemple.
  • Making of. Une vidéo explicative sur le processus de création de la vidéo est un bon outil de communication a posteriori. Il détaille comment la vidéo a été réalisée, et suscite un intérêt important, puisque les followers ont vu cette première vidéo. C’est une vidéo relativement peu coûteuse à réaliser qui peut également vous fournir l’occasion de montrer l’envers du décor de l’entreprise, la manière de collaborer, …
  • Breakdown. Si une expérience particulière a eu lieu dans le processus de création de la vidéo, il est également possible d’en profiter. Que ce soient des problèmes contournés de manière intelligente, des pratiques inhabituelles ou quoi que ce soit d’autre, l’histoire de cette création intéressera sans doute l’audience de la vidéo. Un article de blog pourra donner encore plus de poids à la vidéo.
  • Multiples audiences. Si le processus de création de la vidéo ou même celui retranscrit par la vidéo est novateur, d’autres audiences seront intéressées. Si des principes connus sont appliqués, les personnes et médias qui font partie d’un mouvement appliquant ces principes le partageront certainement. Par exemple, si la vidéo retrace l’histoire d’un projet mené sans email, ou si la vidéo elle-même a été réalisée sans email, elle intéressera l’audience du mouvement #noemail.
  • Cocréation. Si la vidéo implique des partenaires ou des clients dans le cadre d’interviews, de cocréation ou dans n’importe quelle autre forme de collaboration, il y a là la possibilité d’aider les deux parties. Écrire un article de blog ou un post Facebook en détaillant cette collaboration permet d’offrir au partenaire un moyen de communiquer positivement sur son activité sans aucun effort. S’il partage cet article, chacun touche l’audience de l’autre de manière pertinente.
  • Identité. Par une vidéo, on peut faire passer une identité plus efficacement et précisément que par les autres médias. Si l’organisation prend conscience au moment de réaliser la vidéo qu’elle devrait viser un type de public plus ciblé, une vidéo, même créée pour remplir une autre fonction, pourra définir un ton et un style audiovisuel qui parleront à cette nouvelle audience.

On peut donc trouver bien plus d’éléments à exploiter dans la création d’une vidéo que la seule vidéo finale. Il y a tout un processus et une activité dont on peut tirer profit pour mieux atteindre le but fixé pour la vidéo ou pour agir sur d’autres domaines.

De plus, communiquer de manière transparente sur le processus et les coulisses de la vidéo renforce le poids de la vidéo et peut inspirer d’autres personnes.

Et vous ?

Avez-vous des pratiques pour mieux exploiter vos actions de communication ? Partagez-les dans les commentaires !

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